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Les espèces sauvages 2000 : Situation générale des espèces au Canada traduit
un engagement pris en vertu de l'Accord pour la protection des espèces
en péril établi en 1996 par les ministres provinciaux, territoriaux et
fédéraux responsables de la faune. En vertu de l'Accord, les parties conviennent
qu'elles « surveilleront, évalueront et feront rapport régulièrement sur le statut
de toutes les espèces sauvages » tout en ayant pour objectif d'identifier les
espèces qui peuvent être en difficulté, celles pour lesquelles davantage de
renseignements sont requis ou celles qui nécessitent une évaluation officielle
ou une attention supplémentaire en matière de gestion. Le premier de ces
rapports portant sur l'ensemble du Canada s'intitule Les espèces sauvages 2000
et est un travail de collaboration qui consiste en un survol de l'état de notre flore
et de notre faune sauvages, soit les espèces qui se trouvent au Canada, les régions
où elles vivent et leur situation.
Dans ce premier rapport, on retrouve les évaluations de la situation générale
d'un large échantillon composé de plus de 1 600 espèces canadiennes de tous
les territoires, toutes les provinces et toutes les régions océaniques. Des espèces
de huit groupes principaux ont été évaluées, représentant ainsi la majorité
des espèces vertébrées du Canada (poissons d'eau douce, amphibiens, reptiles,
oiseaux, mammifères), un groupe représentatif des invertébrés (papillons) ainsi
que deux groupes de plantes très distincts (les fougères et les orchidées). Des
évaluations ont été effectuées en intégrant les meilleurs renseignements possibles
relatifs aux nombres, aux tendances, à la répartition ainsi qu'aux menaces à la
population, afin de produire une évaluation spécialisée de la situation générale
des espèces. Toutes les espèces ont été classifiées dans l'une des catégories
suivantes : disparue de la région/disparue, en péril, possiblement en péril, sensible,
en sécurité, indéterminée, non évaluée, exotique et occasionnelle. De cette façon,
les espèces sont classifiées par ordre de priorité en fonction des efforts que nous
devons déployer et de l'attention que nous devons leur porter afin de prévenir
leur disparition : certaines espèces semblent ne pas être en péril, tandis que
d'autres montrent les premiers signes de difficulté et doivent être surveillées,
et d'autres encore ont besoin d'une attention immédiate. De même, le processus
d'évaluation de la situation générale détermine ce que nous ignorons mais
devons connaître : pour certaines espèces, l'information disponible n'est pas
suffisante pour évaluer si elles ne sont pas en péril ou si elles sont déjà en danger.
Enfin, les évaluations de la situation générale seront effectuées périodiquement,
de manière à brosser un tableau des tendances relatives à la situation générale
des espèces : pour certains, la situation s'améliorera au cours des années; pour
d'autres, elle s'aggravera ou demeurera la même.
Quant à la richesse en espèces dans son ensemble, le Canada compte plus de
70 000 espèces marines et terrestres décrites, quoique le rapport ne traite
seulement que d'une petite fraction (2 p. 100) de cette variété. Les oiseaux
représentent le groupe d'espèces étudié le plus important (639 espèces), suivi des
papillons (302 espèces) et des poissons d'eau douce (237 espèces). Des résultats
sommaires indiquent que la majorité (environ 65 p. 100) des espèces sauvages
au Canada sont en sécurité à toutes les échelles géographiques. Cependant, parmi
les groupes d'espèces, la proportion des espèces en sécurité est très variable, allant
d'un pourcentage peu élevé de 40 p. 100 dans le cas des reptiles à un maximum
de 67 p. 100 dans le cas des mammifères marins et terrestres. Des différences
importantes se dénotent également parmi les taxons en ce qui concerne le
nombre d'espèces occasionnelles, non évaluées et indéterminées. Par exemple,
27 p. 100 des oiseaux qui figurent sur notre liste sont considérés comme étant
des espèces occasionnelles, tandis que 45 p. 100 des papillons ont été classifiés
comme des espèces non évaluées ou indéterminées. Ce rapport brosse également
un tableau plus grave en ce qui a trait aux autres espèces au Canada 5 p. 100
seraient en péril et un autre 5 p. 100 seraient possiblement en péril. Avec un
territoire aussi vaste que celui du Canada et les nombreuses espèces sauvages qui
y vivent, il n'est pas surprenant que nous ne possédions tout simplement pas
d'information suffisante pour évaluer la situation de certaines espèces. Ainsi,
cinq provinces et territoires n'ont pas été en mesure d'évaluer la situation de
leurs papillons, faisant en sorte que ce taxon soit le moins bien connu. Par
contre, il semble que la situation de nos fougères, nos orchidées et nos
amphibiens soit plus connue à l'échelle nationale, aucune espèce classifiée
dans ces groupes n'est non évaluée ou indéterminée. En tant que prédatrices,
parasites, compétitrices des espèces indigènes, les espèces exotiques sont
considérées comme étant l'un des plus grands défis à relever en matière de
conservation de la biodiversité. Plus important encore, les poissons d'eau douce
forment la majorité des espèces exotiques consignées dans ce rapport 21
espèces au total dont plusieurs peuvent causer une perturbation écologique
dans les communautés aquatiques.
Le prochain rapport Les espèces sauvages devra contenir de nouvelles données
qui permettront d'élargir, d'améliorer ou de mettre à jour la base de données
sur les espèces sauvages au Canada. Les espèces sauvages 2000 est fondé sur des
données et des connaissances de particuliers, d'établissements et d'organismes
de l'ensemble du Canada. Nous espérons pouvoir compter de nouveau sur la
collaboration de la plupart de ces sources afin d'obtenir de nouveaux renseigne-ments
en vue de la production de Les espèces sauvages 2005. Nous souhaitons
également que la publication de ce premier rapport incite davantage de gens à
recueillir des données ou à participer aux évaluations de la situation générale des
espèces dans leur province ou leur territoire.
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Des évaluations ont été effectuées en intégrant les meilleurs renseignements possibles relatifs aux nombres, aux tendances, à la répartition ainsi qu'aux menaces à la population, afin de produire une évaluation spécialisée de la situation générale des espèces.
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Quant à la richesse en espèces dans son ensemble, le Canada compte plus de 70 000 espèces marines et terrestres décrites, quoique le rapport ne traite seulement que d'une petite fraction (2 p. 100) de cette variété.
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