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La situation générale d'une espèce donnée est
déterminée en considérant l'information disponible
relative à un ensemble de sept critères qui, collectivement,
décrivent la situation d'une population à
l'intérieur de régions géographiques précises, soit les
provinces, les territoires, les régions océaniques et
le Canada entier. Ces critères sont fondés sur des
définitions utilisées dans les Catégories de
l'Union mondiale pour la nature (UICN) pour les
Listes Rouges, dans les Critères d'amendement des Annexes
I et II de la Convention sur le commerce
international des espèces de faune et de flore sauvages
menacées d'extinction (rés. Conf. 9.24) ainsi que dans
les Programmes relatifs au patrimoine naturel et les
Centres de données sur la conservation de la section
canadienne de l'Association pour la diffusion de
l'information sur la biodiversité.Ces critères ont
servi de guide pour aider à déterminer la catégorie
de situation générale adéquate pour les espèces.
Lorsque cela a été possible, des représentants de
chaque province, territoire et organisme fédéral ont
utilisé les définitions suivantes des sept critères :
- Taille des populations Estimation, à l'heure
actuelle, du nombre total d'individus adultes capables
de se reproduire. Lorsque des fluctuations naturelles
caractérisent les populations, le nombre minimal doit
être utilisé. De même, si la population est caractérisée
par des sex-ratios de reproduction anormaux, il faut
utiliser les estimations les plus faibles du nombre
d'individus adultes qui tiendront compte de cette
caractéristique. On a découvert que pour de
nombreuses espèces, une population de moins de
1 000 individus peut adéquatement être considérée
comme petite. Il faudra probablement formuler
diverses définitions de ce qu'est une « petite »
population pour différents groupes taxinomiques.
- Nombre d'observations Estimation du nombre
de sites où l'espèce existe encore actuellement. Du
point de vue écologique, un site est un endroit qui
constitue un habitat assurant la subsistance ou con-tribuant
d'une manière ou d'une autre à la survie
d'une population. Un site se définit différemment
selon l'espèce, compte tenu de son histoire naturelle.
Lorsque la répartition d'une espèce est extrêmement
limitée et qu'il y a très peu d'observations, cette
espèce est très exposée à un certain nombre de
perturbations, dont certaines sont prévisibles et
d'autres, non. Ce critère est par conséquent le facteur
qui influence le plus la classification générale lorsqu'il
y a peu d'occurrences.
- Répartition géographique Région délimitée par
la frontière imaginaire continuelle la plus courte qui
puisse être tirée de manière à inclure tous les sites
d'observations connus, supposés ou projetés, à
l'exclusion des cas d'espèces occasionnelles de
vagabondage. La région à l'intérieur de cette
frontière imaginaire doit, cependant, exclure des
zones importantes où l'espèce ne se trouve pas. Pour
les espèces migratrices, la répartition géographique
est la plus petite région essentielle, à toute étape, à
la survie de l'espèce.
- Tendance en matière de population Estimation
de la modification (s'il y a lieu) avec le temps du
nombre d'individus adultes. Lorsque des déclins sont
indiqués, la diminution rapide est définie comme étant
une réduction de 50 % au cours des dix dernières
années ou des trois dernières générations, soit la plus
longue période. La diminution est définie comme étant
une réduction de 20 % au cours des dix dernières
années ou des trois dernières générations, soit la plus
longue période. On ne tient pas compte en général
des fluctuations naturelles dans le cadre d'un déclin,
mais il ne faut pas considérer qu'une diminution
observée fasse partie d'une fluctuation naturelle à
moins que des preuves n'appuient cette interprétation.
- Tendance en matière de répartition Changement
(s'il y a lieu) avec le temps de l'aire de répartition
géographique de l'espèce. Lorsque des déclins en
matière de répartition sont indiqués, la diminution
rapide est définie comme étant une réduction de
50 % au cours des 20 dernières années ou des six
dernières générations, soit la plus longue période.
La diminution est une réduction de 20 % au cours
des 20 dernières années ou des six dernières
générations, soit la plus longue période.
- Menaces à la population Exploitation directe
ou harcèlement par des prédateurs, des concurrents,
des organismes pathogènes ou des parasites, ou
interactions écologiques avec ceux-ci, observés,
déduits ou projetés, qui peuvent entraîner des
déclins de populations. Les menaces extrêmes sont
importantes, touchent plus de la moitié de la popula-tion
et sont absolues. Les menaces modérées sont
graves aussi, mais touchent moins de la moitié de
la population ou sont atténuées par un certain niveau
de protection par les humains. Les menaces restreintes
touchent moins la viabilité de la population ou sont
atténuées par des mesures de protection.
- Menaces à l'habitat Modifications de l'habitat
(perte, transformation, dégradation ou fragmentation)
observées, déduites ou projetées, qui peuvent
entraîner des déclins de populations. Les menaces
extrêmes sont importantes, touchent plus de la moitié
de la population et sont absolues. Les menaces
modérées sont graves aussi, mais touchent moins
de la moitié de la population ou sont atténuées par
un certain niveau de protection par les humains. Les
menaces restreintes touchent moins la viabilité de la
population, ou sont atténuées par des mesures de
protection.
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